La mémoire cellulaire

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Toute notre histoire, tout notre vécu émotionnel est enregistré dans nos cellules corporelles. On appelle cela la mémoire cellulaire.

Vous avez dû en entendre parler déjà ? Lors d’un stress, qui est perçu comme un danger pour le corps (cerveau compris), le corps réagit de manière primitive et instinctive afin de nous garder en vie. Pour cela il active la réaction d’urgence : lutte ou fuite.

La conséquence en est que certains systèmes du corps sont inhibés (système digestif, système d’élimination : surtout les reins…) et d’autres accélérés (système respiratoire : cœur, poumons, système musculaire). Si la situation de stress perdure, le système immunitaire est affaiblit et les cellules impactées ne se nourrissent plus et n’évacuent plus les toxines.

La mémoire de ce stress serait enregistrée plus précisément au niveau de la membrane cellulaire. Pour vous donner un parallèle, la membrane ça serait un peu comme la peau de notre corps. Cette mémoire enregistrée dans la membrane cellulaire impacterait le comportement de cette cellule en lui disant comment se comporter et quoi faire.

Comme un rappel incessant et inconscient pour la cellule qui n’est plus libre d’agir comme elle le souhaite (le CHOIX) mais se voit diriger par cette mémoire ordre (le NON CHOIX).

 

Pourquoi le système garde-t-il alors ces mémoires? Tout simplement parce qu’à l’origine cette mémoire est née suite à une situation de stress perçue comme un danger de mort. Et que cette mémoire, comme une alerte sur la membrane cellulaire, agit comme un rappel de ce danger.

Retirer cette mémoire équivaudrait à mourir pour le système neurologique et l’inconscient, puisque c’est grâce à cette ré-action (donc cette mémoire) que l’on a survécu à ce stress.

Sur le plan neurologique, l’inconscient est bien plus puissant que le conscient.

Pour vous donner un exemple concret : lors d’une situation, où par le passé nous avons réagi de manière non satisfaisante pour nous et où nous nous sommes promis de ne plus réagir de la sorte, et où encore une fois, malgré nous, nous retombons dans la même réaction inappropriée pour nous. Comme si, malgré tous nos efforts, la réaction était plus forte.

Eh bien justement, c’est exactement cela. Lorsque nous sommes en réaction : nous sommes soumis à ce fameux stress enregistré dans notre mémoire cellulaire ; ou plus précisément à l’émotion induite par ce stress. Et l’inconscient n’aura de cesse de ramener cette mémoire à notre conscient, en nous faisant vivre par le biais de situations qui se répètent encore et encore, comme une boucle ou un schéma sans fin, jusqu’à nous ayons pris pleinement conscience de ce qui se joue pour nous derrière cette réaction.

En d’autres termes, le corps n’aura de cesse de ramener l’information au cerveau tant que la neurologie n’aura pas pris en compte ce besoin de libération de mémoire.

Ce besoin de libération de cellule qui se bloque en ne laissant plus rien entrer (nourriture) ni sortir (toxines).

Et c’est là que le NEURO TRAINING, le YOGA et BODY MIND CENTERING sont une aide précieuse à la libération de ces mémoires corporelles.

Le corps est infiniment complexe et fascinant. Il a sa propre intelligence et est capable de fonctionner en dehors de la volonté de l’esprit.

Prenons l’exemple du système nerveux autonome qui se déroule sous le seuil de la conscience. Il est comme le pilote automatique du corps. Il régule et gère des fonctions internes du corps, comme la température, le taux de substances chimiques, les contractions et relâchement des muscles, la respiration, les battements du cœur, la digestion et l’excrétion. Tout cela se passe sans que nous en ayons conscience.

Le corps ne travaille pas contre nous, pas plus que notre inconscient. A la base, tous deux essaient de nous maintenir en vie.

Le Neuro Training utilise le biofeedback du test musculaire afin de dialoguer avec le corps et donc la mémoire cellulaire. Le but de ce dialogue est de libérer ces mémoires afin de s’affranchir des schémas de répétition et des stress enregistrés.

Le Body Mind Centering, par l’exploration somatique, permet aussi ce cheminement de dés-inversion des nerfs, c’est-à-dire, laisser l’information revenue dans le corps libre de remonter à la conscience au travers du système nerveux central.

En libérant ces mémoires, le corps retrouve de l’espace pour accueillir de nouvelles informations et relever de nouveaux défis.

On arrête de rester bloquer dans le passé et l’on peut vivre ce que l’on a à vivre dans le présent. On arrête d’être dans le non choix et la survie et on repasse dans le choix de pouvoir agir différemment.

Lorsque l’on « réagit » nous sommes dans un système inconscient de survie qui conduit à des mécanismes de défenses. Lorsque nous enlevons ces mémoires cellulaires, nous retrouvons la possibilité d’agir et non de réagir. Lorsque nous sommes dans « l’action », nous sommes dans le choix juste pour soi. Nous agissons en lien avec nos désirs et non plus par automatismes inconscients. Nous passons de la survie à la vie. Etre dans du non choix, même si ce phénomène est inconscient ce n’est pas vivre mais survivre. Etre dans le choix, c’est vivre !